Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : bon plan si tu veux arrêter de jouer au pisciniste
Design & prise en main : costaud mais pas léger
Batterie & autonomie : largement suffisant pour une piscine standard
Performance de nettoyage : ça fait clairement le taf (avec quelques ratés)
Présentation : ce qu’on achète vraiment
Filtration & efficacité réelle : le bac se remplit bien
Points Forts
- Nettoyage du fond vraiment efficace, même sur le sable fin
- Grosse autonomie (environ 3 h) qui suffit largement pour une piscine standard
- Sans fil, bac double filtration facile à nettoyer, utilisation globale simple
Points Faibles
- Poids élevé, pas hyper agréable à sortir de l’eau à chaque cycle
- Usure visible de certaines pièces (raclettes, portes de débris) et incertitude sur les pièces de rechange à long terme
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | BRINBO |
Fini le manche télescopique ?
J’ai une piscine enterrée d’un peu moins de 50 m², et jusqu’ici je faisais comme beaucoup : balai manuel branché sur le skimmer, 30 à 45 minutes le week-end, le dos en vrac et l’envie de remettre ça au plus tard. J’ai pris ce BRINBO Pleco Pro surtout parce qu’il est sans fil et annoncé avec une grosse autonomie. L’idée, c’était clairement : je le jette dans l’eau, je pars faire autre chose, et je reviens quand c’est propre. Pas envie de jouer au technicien piscine, juste un truc qui fait le job sans prise de tête.
Je l’utilise depuis plusieurs semaines, en gros deux à trois cycles par semaine, dans une région où il y a pas mal de vent et donc des feuilles, du pollen et du sable qui finissent dans le bassin. J’avais déjà testé un petit robot d’entrée de gamme à câble qui restait souvent coincé et ne montait pas bien aux parois. Du coup, je suis arrivé sur ce modèle avec un mélange d’espoir et de méfiance. Sur le papier, tout est joli : application, 7 modes, double filtration, 200 m² couverts, 210 minutes d’autonomie, etc.
Concrètement, ce qui m’intéressait surtout, c’était : est-ce qu’il ramasse vraiment le sable fin au fond, est-ce qu’il grimpe les parois sans faire semblant, et est-ce que je dois rester à côté à le surveiller ou pas. Le reste (l’appli, les modes, les mises à jour OTA), c’est du bonus pour moi. Si le fond reste sale, je m’en fiche qu’il ait 15 options dans le téléphone.
Au final, après plusieurs nettoyages dans des conditions différentes (après orage, après chute de feuilles, entretien classique), mon avis est plutôt positif, mais pas parfait non plus. Le Pleco Pro fait clairement gagner du temps et de l’énergie, mais il a aussi quelques limites et petits détails agaçants qu’il faut connaître avant de sortir la carte bleue. Je vais détailler ça point par point, comme je l’ai vécu, sans langage marketing.
Rapport qualité-prix : bon plan si tu veux arrêter de jouer au pisciniste
Niveau prix, on n’est pas sur une bricole à 150 €, mais on n’est pas non plus dans le très haut de gamme à plus de 1500 €. Pour un robot sans fil, avec applis, plusieurs modes, double filtration et une autonomie aussi large, je trouve que le rapport qualité-prix est plutôt bon. Surtout quand je compare à ce que je gagnais réellement : moins de temps passé à nettoyer, moins de flexions à la con avec le balai, et une piscine qui reste propre plus régulièrement parce que je n’ai plus la flemme de lancer un nettoyage.
Si je compare à un robot filaire classique d’entrée/milieu de gamme, la différence se fait surtout sur le confort. Le sans-fil, c’est vraiment agréable : pas de câble qui traîne, pas de risque d’emmêlage, pas besoin de brancher ça sur la filtration de la piscine. Par contre, ces modèles filaires ont parfois une meilleure navigation ou un historique de fiabilité plus long, surtout chez les grosses marques connues. Là, on est sur une marque moins connue (BRINBO / Toua), avec un produit qui ressemble à une plateforme partagée. Ça peut faire hésiter sur la durée de vie et la dispo des pièces.
En termes de résultats, pour un usage particulier classique, franchement, ça suffit largement. Le robot ne rend pas la piscine parfaite au millimètre près à chaque passage, mais on passe d’un fond souvent sale à un fond propre la plupart du temps, sans effort. Pour moi, le calcul est simple : j’ai gagné plusieurs heures par mois et pas mal de confort pour un investissement qui reste raisonnable par rapport au coût global d’une piscine.
Par contre, si ta piscine est énorme, avec plein de recoins, des escaliers compliqués et que tu cherches un truc quasi professionnel, il y a mieux… mais plus cher. Et si tu as une petite piscine hors-sol très simple, un modèle moins cher peut déjà suffire. Ce Pleco Pro vise clairement ceux qui veulent un bon équilibre entre confort, autonomie et efficacité, sans aller taper dans les marques premium. Dans ce cadre-là, le rapport qualité-prix me paraît cohérent.
Design & prise en main : costaud mais pas léger
Niveau design, on est sur un look assez classique de robot de piscine moderne : bloc noir compact avec chenilles de chaque côté et grosse poignée sur le dessus. Rien de futuriste, mais ça respire le truc pensé pour aller sous l’eau et se cogner un peu partout. La première chose qui surprend, c’est le poids. Un peu plus de 11 kg, ça se sent bien quand on le sort de la piscine, surtout qu’il ramène de l’eau avec lui. Il faut le lever doucement pour laisser s’écouler l’eau, sinon tu te flingues l’épaule. Ce n’est pas dramatique, mais il faut le savoir si tu n’as pas trop de force ou si c’est quelqu’un de plus âgé qui s’en occupe.
La poignée est bien placée et assez large, donc on peut l’attraper facilement, même avec les mains mouillées. Les chenilles donnent une impression de solidité, et à l’usage, elles accrochent bien sur un liner propre. Par contre, comme certains l’ont noté, si les parois sont pleines d’algues ou très glissantes, il a tendance à patiner un peu au début. Une fois que la piscine est propre et bien traitée, ça grimpe nettement mieux. À mon avis, ce n’est pas un défaut du robot en soi, c’est juste les limites de l’adhérence sous l’eau.
Sur le dessus, on a un bouton physique pour changer de mode sans passer par l’appli, ce qui est pratique quand on n’a pas envie de sortir le téléphone. Le bac de filtration se retire par le dessus aussi, en ouvrant un capot. C’est assez simple : tu ouvres, tu tires le panier, tu rinces, tu remets. Le système de verrouillage ne fait pas cheap, ça claque bien, on sent que ça tient. Le reste du châssis est en plastique ABS, ça fait sérieux, pas le plastique mou de gadget à 50 €.
Un détail à noter : il n’y a pas de chariot ni d’accessoire pour le transporter. Tu te balades avec le robot à la main. Si ta piscine est loin de la prise où tu le charges, c’est un peu relou à force. Perso, je le range dans le local technique juste à côté, donc ça va. Globalement, le design est pensé pour être pratique sous l’eau, moins pour être ultra confortable à manipuler à sec. Ça reste acceptable, mais on sent bien que l’engin est orienté usage « propret » plutôt que jouet léger.
Batterie & autonomie : largement suffisant pour une piscine standard
La batterie est un des gros arguments de ce Pleco Pro. Ils annoncent jusqu’à 210 minutes d’autonomie, et dans la vraie vie, on n’en est pas loin. Sur ma piscine d’environ 50 m², il tourne facilement entre 2 h 30 et un peu plus de 3 h selon le mode. Je n’ai jamais réussi à vider complètement la batterie avant qu’il ait fait un tour satisfaisant du bassin. Pour quelqu’un avec une piscine plus grande, genre 80 à 100 m², ça reste jouable en un cycle, surtout si on choisit un mode plus orienté fond que tout-en-un.
La recharge en 3,5 heures est réaliste. Je le mets à charger en fin de matinée après un cycle, et l’après-midi il est déjà prêt à repartir si besoin. Pas besoin de le laisser toute la nuit ou de gérer des câbles partout pendant des heures. Pour un usage normal (2 à 3 fois par semaine), la batterie tient le rythme sans souci. Après plusieurs semaines, je n’ai pas constaté de baisse visible d’autonomie, mais évidemment, il faudra voir sur une saison complète ou deux.
Un point à savoir : comme il est entièrement autonome, tout dépend de cette batterie. Si un jour elle fatigue ou lâche, il faudra voir si le SAV propose un remplacement simple et à quel prix. Là-dessus, il y a une petite zone floue, surtout que certains avis mentionnent que c’est un modèle basé sur une plateforme générique rebrandée. Pour l’instant, rien à signaler, mais en achat long terme, c’est un truc à garder en tête.
En pratique, l’autonomie permet vraiment de le laisser travailler sans le surveiller. Perso, je le lance le matin, je vais bosser ou je fais autre chose, et je reviens plus tard. Il n’y a pas de notification magique quand il a fini (vu que le Bluetooth ne passe pas sous l’eau), donc on fonctionne un peu au feeling : tu sais qu’au bout de 3 h, il a fait ce qu’il avait à faire. Pour moi, c’est largement suffisant et bien plus confortable que de gérer un robot filaire qui dépend de la pompe de la piscine.
Performance de nettoyage : ça fait clairement le taf (avec quelques ratés)
Côté performance pure, je l’ai testé dans plusieurs situations : fond avec sable fin (après du vent), feuilles au fond, quelques insectes, et aussi ligne d’eau un peu marquée après plusieurs baignades. Sur le fond, honnêtement, il s’en sort très bien. Le système à trois moteurs + chenilles lui permet de suivre des trajectoires assez droites, et l’aspiration annoncée à 9 m³/h n’est pas du cinéma. Après un cycle complet, je retrouve le panier bien rempli de feuilles, petits cailloux, sable, et l’eau est visuellement plus claire. Même le petit dépôt de poussière au fond disparaît dans 90 % des cas.
Sur les parois, ça dépend de l’état de la piscine. Quand les parois sont déjà un minimum propres (algues traitées, pas trop glissantes), il grimpe franchement bien, fait des allers-retours et redescend sans se vautrer. Quand les parois sont vraiment grasses ou avec beaucoup d’algues, il a eu tendance à décrocher et à redescendre plus vite que prévu. Après un bon traitement au chlore et un premier cycle, ça va beaucoup mieux. Donc à mon avis, ce n’est pas un robot « miracle de rattrapage » après 1 mois sans entretien, c’est plutôt un bon robot d’entretien régulier.
Pour la ligne d’eau, il passe bien dessus, on voit qu’il frotte et aspire. Ce n’est pas parfait au millimètre, mais la différence avant/après est nette, surtout sur les petites traces grasses. L’avantage, c’est qu’il s’occupe de cette zone que personne n’aime nettoyer à la main. Il lui arrive quand même de louper quelques endroits, surtout s’il y a des formes un peu tordues ou des escaliers complexes. On n’est pas sur un système avec cartographie optique ultra précise, donc oui, parfois, il y a un coin qui semble un peu moins bien fait.
Il m’est arrivé deux fois de le voir se bloquer un peu sur une marche avec un angle un peu vif. Il finit souvent par s’en sortir tout seul en changeant d’angle, mais ça montre bien que la navigation reste « mécanique » et pas intelligente au niveau d’un robot haut de gamme. Globalement, pour le prix, la performance est franchement correcte : le fond est propre, les parois sont bien entretenues, et la ligne d’eau est largement mieux que quand je faisais ça à la main une fois tous les quinze jours.
Présentation : ce qu’on achète vraiment
Le BRINBO Pleco Pro, c’est un robot de piscine sans fil qui est censé gérer le fond, les parois et la ligne d’eau. Il fonctionne sur batterie (7800 mAh, 146 Wh) et annonce jusqu’à 210 minutes d’autonomie. Sur la fiche produit, ils parlent de piscines jusqu’à 200 m², donc typiquement, il vise autant les grandes piscines enterrées que les gros hors-sol. Il est donné compatible avec à peu près tout : carrelage, béton, liner, fibre de verre, formes irrégulières, etc. En gros, si vous avez un bassin classique, ça devrait passer.
Dans la boîte, on trouve le robot déjà monté (pas d’assemblage à faire), la base de charge, l’alimentation et la cartouche de filtration déjà en place. Pas de télécommande dédiée, tout se fait soit via le bouton sur le robot, soit via l’application. Le robot pèse autour de 11 kg, donc ce n’est pas un jouet. Il a des chenilles type tank, un gros bac filtrant de plusieurs litres avec deux niveaux de filtration (180 µm pour les gros débris + mousse fine 40 ppi pour les particules plus petites) et un système à trois moteurs donné pour 95 W.
Sur le fonctionnement, l’idée est simple : vous le chargez environ 3,5 heures, vous le mettez dans la piscine, il coule un peu, se cale au fond et commence son programme en suivant des trajectoires plus ou moins organisées. Grâce à l’appli, on peut choisir différents modes (fond seul, fond + parois, ligne d’eau, nettoyage complet, etc.). Une fois qu’il a fini ou que la batterie est vide, il se met en pause, et vous le récupérez au bord en le tirant par la poignée.
Par rapport à d’autres robots que j’ai vus chez des proches (souvent avec câble et boîtier externe), celui-ci mise surtout sur le côté autonome et sans fil. Pas de tuyaux, pas de raccordement à la filtration de la piscine, pas de risque que le câble s’emmêle. Par contre, ça veut dire aussi que tout repose sur sa batterie et sa capacité à bien se repérer tout seul. Sur le papier, l’ensemble est cohérent et plutôt moderne. Reste à voir ce que ça donne dans une vraie piscine avec des marches, des angles et des saletés bien collantes.
Filtration & efficacité réelle : le bac se remplit bien
La partie filtration est bien fichue. Le robot utilise un double système : une maille filtrante à 180 µm pour les gros débris (feuilles, petits cailloux, insectes, morceaux de bois) et une mousse fine de 40 ppi pour les particules plus petites (sable, poussière, pollen). Dans les faits, quand j’ouvre le bac après un cycle, il est rarement à moitié vide. On voit clairement qu’il a aspiré ce qui traînait au fond, y compris les trucs qu’on ne remarque pas forcément à l’œil nu.
J’ai particulièrement regardé le comportement sur le sable fin, parce que c’est ce qui m’agaçait le plus avec mon ancien système manuel. Là, il en ramasse vraiment une bonne partie. Si la piscine est très chargée (après un gros coup de vent ou un orage), parfois un deuxième cycle permet de finir le boulot, mais pour un entretien courant, un passage suffit. L’eau qui ressort par le robot est visuellement propre, pas de nuage de poussière qui se redépose aussitôt derrière lui, ce qui est un bon signe.
Le nettoyage du bac est simple : tu ouvres le capot, tu sors le panier, tu retires la mousse et tu passes tout au jet d’eau. En 1 à 2 minutes c’est fait. Le fait qu’il y ait deux niveaux de filtration évite aussi que la mousse se colmate trop vite. Sur plusieurs cycles, je n’ai pas eu besoin de le vider à chaque fois quand la piscine était peu sale, mais honnêtement je conseille de le rincer après chaque utilisation, ça prend tellement peu de temps que ce serait dommage de s’en priver.
Un petit bémol : les lèvres en caoutchouc sous le robot (les portes de débris et les petites raclettes) montrent une usure visible après quelques semaines, comme l’a signalé un autre utilisateur. Rien de dramatique pour l’instant, mais on sent que ce sont des pièces consommables. Tant qu’on trouve des pièces de rechange, ce n’est pas un problème, mais comme le produit est fabriqué en Chine sur une plateforme rebrandée, je reste un peu méfiant sur le long terme. En attendant, en termes d’efficacité de nettoyage et de filtration, rien à dire : ça fait clairement le job pour un entretien régulier.
Points Forts
- Nettoyage du fond vraiment efficace, même sur le sable fin
- Grosse autonomie (environ 3 h) qui suffit largement pour une piscine standard
- Sans fil, bac double filtration facile à nettoyer, utilisation globale simple
Points Faibles
- Poids élevé, pas hyper agréable à sortir de l’eau à chaque cycle
- Usure visible de certaines pièces (raclettes, portes de débris) et incertitude sur les pièces de rechange à long terme
Conclusion
Note de la rédaction
Après plusieurs semaines avec ce BRINBO Pleco Pro, je peux dire que c’est un robot qui fait bien le boulot du quotidien sans trop de prise de tête. Il nettoie vraiment le fond, grimpe les parois quand elles ne sont pas transformées en patinoire d’algues, et s’occupe de la ligne d’eau mieux que ce que je faisais à la main. L’autonomie est large, le sans-fil change la vie, et le bac de filtration double niveau récupère autant les feuilles que le sable fin. On le lance, on va faire autre chose, et la piscine a une autre tête au retour.
Ce n’est pas parfait pour autant. Le robot est lourd à sortir de l’eau, il lui arrive de louper quelques zones ou de se compliquer la vie sur certains escaliers, et la question de la durabilité des pièces (lèvres, pièces de rechange, batterie à long terme) reste un petit point d’interrogation vu la marque et la plateforme utilisée. Pour un entretien régulier sur une piscine de taille classique, c’est très correct. Pour rattraper un bassin laissé à l’abandon ou pour des piscines très compliquées, il faudra peut-être viser plus haut en gamme.
Pour résumer : je le conseille à ceux qui en ont marre de passer l’aspirateur manuel et qui veulent un robot autonome, simple à utiliser, avec une vraie autonomie et un bon niveau de nettoyage. Si tu cherches le robot ultra sophistiqué avec cartographie parfaite et historique de fiabilité béton, ou si tu as un budget ultra serré, regarde peut-être ailleurs. Mais si tu veux juste arrêter de jouer au pisciniste tous les week-ends, ce Pleco Pro est, à mon avis, un bon compromis.